POESIEMEUSE
A cet endroit,
Branches sciées,
Ce qui reste de l'arbre et de sa douleur
Se penche au-dessus de la Meuse,
En tronc tourmenté,
Comme tourmentée serait
La Poesie,
Si la Meuse s'arrêtait de couler...
Et, dans la douceur
Du vent de mai,
Peut-être le flâneur,
Ici,
Croirait-il entendre
Ceci :
« Ô Meuse !
Ne noie pas dans tes reflets
Le souvenir de mon feuillage
Qui bruissait
D'amour pour ton onde
A cet endroit ! »
Et suivrait songeur,
Du regard, le courant
Jusqu'au tournant
Que fait la Meuse...
reiane
Mar 22 mai 2007
6 commentaires
Un texte bien tendre, bien doux pour parler de cette Meuse qui m'émeut autant que vous...
Cordialement
Marie Lanson
Marie Lanson - le 22/05/2007 à 23h42
un texte très touchant le souvenir de l'arbre qui ne peut plus se mirer dans l'onde vagabonde et fusionner avec la rivière, tu a vraiment ressentie sa douleur peut-être juste en posant tes mains sur son tronc et partager ses vibrations, à bientôt bizzzz
le baladin - le 23/05/2007 à 11h25
Ne pas s'approcher trop près des choses, de même qu'on ne doit s'approcher trop près des êtres...
Il est évident que ce tronc d'arbre au bord de l'eau, fut pour moi soudainement et de loin, l'espace d'un instant , l'image idéale pour une métaphore de la souffrance qui peut aller jusqu'à briser l'identité d'un être et donc sa faculté de s'aimer, d'être aimé, et d'aimer.
Mais comme je n'aime pas m'attarder dans ces évocations de l'extrême douleur, je me suis contentée de transposer et de dire les choses en les détournant de ma premère impression, pourquoi pas.
Il est évident que ce tronc d'arbre au bord de l'eau, fut pour moi soudainement et de loin, l'espace d'un instant , l'image idéale pour une métaphore de la souffrance qui peut aller jusqu'à briser l'identité d'un être et donc sa faculté de s'aimer, d'être aimé, et d'aimer.
Mais comme je n'aime pas m'attarder dans ces évocations de l'extrême douleur, je me suis contentée de transposer et de dire les choses en les détournant de ma premère impression, pourquoi pas.
Reiane Courbaline
Des vers magnifiques pleins de douceur et d`amour pour la Meuse qui est pour toi «...inspiratrice prophète d`une écriture dans la joie...»...en effet, la nature nous parle, il faut juste savoir l`écouter et la comprendre pour la respecter. Une douce journée...
manuela - le 23/05/2007 à 15h37
La nature est le support de notre Humanité, et ce n'est que notre Humanité qui lui donne son langage qui n'est en fait que celui de l'universalité de notre Humanité.
Reiane Courbaline
Tel un ours agonisant, levant sa patte droite en un dernier effort, avant de basculer dans les eaux sombres de la Meuse, qui deviendra son tombeau.
loup-julien - le 24/05/2007 à 17h01
Pauvre ours !!!
Reiane Courbaline
Je me promène et me voila sur ce joli blog très agréable cette poesie et très belle ,je reviendrais, je profite pour souhaiter une bonne fête a toutes les Mamans du monde entier , A bientôt …………rose
ROSE - le 03/06/2007 à 15h43
J'aime cette Meuse qui garde en elle, bien des souvenirs de l'enfance!
Merci pour tes beaux mots,bisous.