Mardi 22 mai 2007
2
22
/05
/2007
18:16
A cet endroit,
Branches sciées,
Ce qui reste de l'arbre et de sa douleur
Se penche au-dessus de la Meuse,
En tronc tourmenté,
Comme tourmentée serait
La Poesie,
Si la Meuse s'arrêtait de couler...
Et, dans la douceur
Du vent de mai,
Peut-être le flâneur,
Ici,
Croirait-il entendre
Ceci :
« Ô Meuse !
Ne noie pas dans tes reflets
Le souvenir de mon feuillage
Qui bruissait
D'amour pour ton onde
A cet endroit ! »
Et suivrait songeur,
Du regard, le courant
Jusqu'au tournant
Que fait la Meuse... reiane