Samedi 28 février 2009
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Un beau poème d'André Theuriet à découvrir
dans son recueil de Poésies
Les paysans de l'Argonne
Verdun s'était rendu. Serrés en noires lignes,
Les bataillons prussiens escaladaient nos vignes.
Vers l'Argonne, aux grands bois noyés dans les brouillards,
Ils s'avançaient nombreux, insolents et pillards,
Et les corbeaux, trompés par ces voix allemandes,
Se croyaient en famille et saluaient leurs bandes.
Tou se voyaient déjà triomphants, et, le soir,
Leurs généraux grisés par le vin du terroir
Taillaient la France entre eux comme un cerf qu'on démembre.
La route cependant était rude. Septembre
Versait à flots les pleurs de son ciel pluvieux,
Les fourgons dans la boue entraient jusqu'aux essieux,
Et les hommes juraient et faisaient triste mine,
Ayant au front la pluie, au ventre la famine.
Les bourgs étaient déserts ; les paysans lorrains
Cachaient dans les forêts leurs troupeaux et leurs grains,
Et, quand chez un fermier les fourrageurs avides
Arivaient, l'écurie et la huche étaient vides...
André Theuriet, né à Marly le Roi en 1833,
fit ses études à Bar le Duc.
Bonne fin de journée dans ce bel endroit qu'est Verdun!
Bisous.
Mais il y a tant d'écrivains qui ne sont pas connus, ou pas assez, ou oubliés : c'et que la roue tourne et il y en a tant d'autres nouveaux chaque jour à découvrir, alors qui peut tout connaître ?
Dans l'envolée de tous les jolis papillons de la terre, les uns remarqueront celui-là, les autres tel autre, et ainsi de suite, etc... Et c'est cela qui est vraiment merveilleux, tout simplement.
Viens passer quelques jours à bruxelles, tu seras la bienvenue.
Gros bisous et prends soin de toi.
Ce qui super, c'est ce lien d'amitié !
L'oiseau de mort
L'oiseau de mort s'est envolé
Dans le soir triste et menaçant
Et son plumage immaculé
Est taché de gouttes de sang
Il glisse dans le ciel jaloux
Frôlant de l'aile les tombeaux
Suivi du hurlement des loups
Et d'un vol lourd de noirs corbeaux
Parfois, loin dans l'horizon pur
Immobile et farouche, il dort,
Et la nuit fait d'un pan d'azur
Un linceul à l'oiseau de mort
bisous phil
Le rythme de mon blog Meuse reprend son cours...
Très beau ce poème,
Encore un poète que nous ne connaissions pas !!!
Le passage ici semble faire comme un écho à des passages de mes derniers articles.
A bientôt sur ton blog !
Enfin Réiane, nous te retrouvons. C'est un plaisir.
Bien contente de te retrouver aussi Solange !