Lundi 12 mars 2007
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A l'entrée de la rue des Belles Vierges (qui descend de la cathédrale en face de ce bâtiment photographié) se trouvait l'une des portes de l'ancien oppidum de Verdun, dite de la Tour-le-princier détruite à la fin du XVIème siècle. Une potence, ensuite dressée pour les condamnés à l'estrapade, donna son nom à l'endroit (place de l'estrapade). Cette torture fut abolie par Louis XIII et l'endroit se transforma en place du Palais de Justice (palais installé alors non loin) puis en 1728, un corps de garde y ayant été construit, devint place d'Armes. Et enfin, cette place est appelée Maginot depuis 1929.
reiane
(on remarque de fins visages sculptés au-dessus des fenêtres de cette maison construite après les dernières guerres, 1ère photo)
Dimanche 11 mars 2007
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En empruntant les ruelles autour de la cathédrale de Verdun, il suffit de lever les yeux pour découvrir quelques joyaux dans leurs écrins de pierre !
Samedi 10 mars 2007
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Le général Chevert dont l'enthousiasme militaire le porta à formuler des ordres et des exhortations retenus par l'Histoire pour avoir été bien particuliers, est né en 1695 à Verdun et accomplit une
remarquable carrière militaire sous Louis XV.
Sa statue - oeuvre de Lemaire - fut dressée à Verdun en 1837 (1830-1848 : monarchie de juillet) à l'emplacement de l'église de la collégiale Sainte-Croix et, de l'index, elle nous montre le pont
dit Beaurepaire, à l'origine pont Sainte-Croix jusqu'en 1887.
La collégiale fondée au XIème sècle et dont la coutume réglait les rapports entre les habitants, avait été supprimée à la Révolution tandis que l''église avait déjà été démolie en
1552.
reiane
Jeudi 8 mars 2007
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Sous la pluie di-amantée
D'un jet d'eau ensoleillée
Et la pluie complicité
D'un large saule éployé,
Dessus la mare enchantée,
D'un beau parc en février
Glissent un cygne en beauté
Et son reflet scintillé.
reiane
Mardi 6 mars 2007
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De paix vendangeuse
Verdun sur la Meuse
Se courbe en sourire
Par son fleuve lyre ;
Du sang de la guerre
Au vin de Lumière
Elle affirme un but,
De l'éclat d'obus
A l'éclat victoire
A fait son devoir,
Disent les flots verts
Au nuage envers
D'un temps de soleil :
L'eau, de ciel, s'éveille
Alors en bleu roi
La reine en émoi
La douce Verdun
En devient jardin.
reiane
Lundi 5 mars 2007
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21:40
Le beau bâtiment que l'on aperçoit derrière les arbres est le Mess des Officiers construit entièrement sur pilotis vers la fin du XIXème siècle.
Dimanche 4 mars 2007
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18:47
La première vue - où l'on découvre la tour des Plaids - est prolongée par la deuxième photo sur laquelle se profile au loin, sur la droite, la porte Chaussée.
La tour des Plaids construite vers 1380 était une tour défensive du Grand-Rempart. Son nom vient du fait qu'elle servait aussi de lieu de tribunal (on y tenait des plaids, c'est-à-dire des audiences de justice (étymologiquement voir : plaid, pladoyer). Elle fut conçue ouverte du côté opposé au canal afin que si l'ennemi eût tenté de s'y introduire, il n'eût pu s'en emparer : car en face de cette ouverture, d'une rive de la Meuse qui passe à qq mètres, pouvaient fuser des flèches d'arbalètes lancées depuis des meurtrières (archères) !
reiane
Samedi 3 mars 2007
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18:04
Depuis sa fondation vers 451, la cathédrale de Verdun a subi des transformations. J'évoque ici l'une d'entre elles datant du XIIème siècle alors que l'évêque Albéron de Chiny tint à faire entreprendre certaines améliorations. Ainsi le portail du Lion -vue ci-dessous- est l'oeuvre de Garin, maître d'oeuvre de cette période.
Vendredi 2 mars 2007
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Jeudi 1 mars 2007
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Lentement il va fendre l'eau
Après les bourrasques de pluie
Le colvert amoureux des flots
Quittant la terre où il s'ennuie ;
Le regard fier au velours vert
Croise la douce cane fauve :
C'est l'approche en reflets-mystère
Quand l' onde lentement se sauve...
Secousse élégante de l'aile
Bref oscillement de la tête
La parade enfin se révèle
Plume hérissée pour la conquête
Poitrine bien gonflée de zêle
Le mâle enfin fait la vedette.
reiane
(canards de verdun !)
Mercredi 28 février 2007
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Photo/haut d'une entrée centre Verdun
Entre la rue Raymond Poincaré et la rue Saint-Sauveur, on peut remarquer cette entrée dont je n'ai encore pas identifier l'historique de la demeure. Si la curiosité arrête l'attention sur les petites sculptures de chaque côté de la grille d'entrée, alors on réalise qu'il s'agit en fait de deux armoiries :
Armoiries de la ville de Verdun datant du début du XIIIème siècle : église à quatre clochers (ancienne cathédrale de Verdun) entourée d'une muraille garnie de tours avec une porte crénelée sur le devant. Ces armoiries furent remplacées à partir du XIVème siècle par les armes de l'Empire d'Allemagne (aigle bicéphale). En 1627, nouvelles armoiries (fleur de lys/couronne royale). Puis en septembre 1898, Verdun revient à la première représentation, la cathédrale et ses quatres flèches.
Petites Armoiries nationales du Luxembourg (lion rampant double queue/couronne etc...)
Mardi 27 février 2007
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Après le temps bien pluvi-eux
Le paysage est libellule
Le lac allant au crépuscule
Ailé du noir et bleu des cieux
Canards, foulques silenci-eux
Glissent leurs ombres funambules
Sur un rai de jour qui s'annule
Lent déplacement grâci-ieux... reiane
(paysage de Verdun)
Lundi 26 février 2007
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Dimanche 25 février 2007
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On vient de m'offrir une très belle oeuvre intégrale de Chateaubriand - dont je connaissais bien déjà des passages - et voici que j'en présente un tout petit extrait.___________________________________________
Extrait de "Mémoires d'Outre-Tombe" long récit autobiographique de CHATEAUBRIAND
Tiré du Livre neuvième, Chapitre 16 (arrivée à Verdun en 1792)
( ** = précisions ajoutées par reiane)
"" Nous levâmes le siège de Thionville et nous partîmes pour Verdun, rendu le 2 septembre (1792)** aux alliés... De toutes parts des festons et des couronnes attestaient le passage de Frédéric-Guillaume.
Je remarquai, au milieu des paisibles trophées, l'aigle de Prusse attachée sur les fortifications de Vauban : elle n'y devait pas rester longtemps ; quant aux fleurs, elles allaient bientôt voir se faner comme elles les innocentes créatures qui les avaient cueillies. Un des meurtres les plus atroces de la Terreur, fut celui des jeunes filles de Verdun.
" Quatorze jeunes filles de Verdun, dit Riouffe, d'une candeur sans exemple, et qui avaient l'air de jeunes vierges parées pour une fête publique, furent menées ensemble à l'échafaud. Elles disparurent tout à coup et furent moissonnées dans leur printemps ; la Cour des femmes avait l'air, le lendemain de leur mort, d'un parterre dégarni de ses fleurs par un orage. Je n'ai jamais vu parmi nous de désespoir pareil à celui qu'excita cette barbarie."
Verdun est célèbre par ses sacrifices de femmes.
Au dire de Grégoire de Tours, Deuteria (femme de Théodebert -roi des Francs petit-fils de Clovis- , épouse adultère jalouse de sa fille Adia née d'un précédent mariage et qu'elle considérait comme une rivale !)** voulant dérober sa fille aux poursuites de Théodebert (504-548)**, la plaça dans un tombereau attelé de deux boeufs indomptés et la fit précipiter dans la Meuse.
L'instigateur du massacre des jeunes filles de Verdun, fut le poétereau régicide, Pons de Verdun, (poète député de la Meuse qui sera avocat général à la Cour de cassation sous Napoléon)** acharné contre sa ville natale. Ce que l'Almanach des Muses a fourni d'agents de la Terreur est incroyable ; la vanité des médiocrités en souffrance produisit autant de révolutionnaires que l'orgueil blessé des cul-de-jatte et des avortons : révolte analogue des infirmités de l'esprit et de celles du corps. Pons attacha à ses épigrammes émoussées la pointe d'un poignard. Fidèle apparemment aux traditions de la Grèce, le poète ne voulait offrir à ses dieux que le sang des vierges : car la Convention décrèta sur son rapport, qu'aucune femme enceinte ne pouvait être mise en jugement. Il fit annuler aussi la sentence qui condamnait madame de Bonchamp, veuve du célèbre général vendéen. Hélas ! nous autres royalistes à la suite des Princes, nous arrivâmes aux revers de la Vendée, sans avoir passé par sa gloire.
Nous n'avions pas à Verdun, pour passer le temps, " cette fameuse comtesse de Saint-Balmont qui, après avoir quitté les habits de femmes, montait à cheval et servait elle-même d'escorte aux dames qui l'accompagnaient et qu'elle avait laissées dans son carrosse..." Nous n'étions pas passionnés par le vieux gaulois, et nous ne nous écrivions pas des billets en langage d'Amadis (Arnauld).
La maladie des Prussiens (la dysenterie)** se communiqua à notre petite armée ; j'en fus atteint. Notre cavalerie était allée rejoindre Frédéric-Guilaume à Valmy. Nous ignorions ce qui se passait, et nous attendions d'heure en heure l'ordre de nous porter en avant ; nous reçûmes celui de battre en retraite.
Exrêmement affaibli, et ma gênante blessure ne me permettant de marcher qu'avec douleur, je me traînai comme je pus à la suite de ma compagnie, qui bientôt se débanda. Jean Balue, (qui devint cardinal La Balue ministre de Louis XI)** fils d'un meunier de Verdun, partit fort jeune de chez son père avec un moine qui le chargea de sa besace. En sortant de Verdun, la ville du gué selon Saumaise (ver dunum), je portais la besace de la monarchie, mais je ne suis devenu ni contrôleur des finances, ni évêque, ni cardinal.
...
Nous quittâmes Verdun. Les pluies avaient défoncé les chemins ; on rencontrait partout caissons, affûts, canons embourbés, chariots renversés, vivandières avec leurs enfants sur le dos, soldats expirés dans la boue. En traversant une terre labourée, j'y restai enfoncé jusqu'aux genoux ; Ferron et un autre de mes camarades m'en arrachèrent malgré moi : je les priais de me laisser là ; je préfèrais mourir.
Le capitaine de ma compagnie, M. de Goyon Miniac, me délivra le 16 octobre, au camp près de Longwy, un certificat de congé fort honorable. ... ""
Chateaubriand
Samedi 24 février 2007
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18:34
Ce soir,
La lumière
A laissé choir,
Sur le lac,
Les dernières
Clartés vives
Celles
Qui en voiles
Jouaient
Encore
Entre les nuages...
Sur le lac
S'etompe
Comme
Un
Sillage
De patineuse
Effet
De tulle bleu et blanc,
Vers les rives
Noires
D'une poésie
Nocturne.
reiane
photo lac du pré l'Evêque Verdun