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  • Reiane Courbaline

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VERDUN MEUSE (photos poesie histoire)

Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 09:46







































                           Pour dire ma sagesse,
                    Ourlée des vi-olets
                    D'un exil sans adresse,
                    Je parle sans volets,
                    Bien droite à la fenêtre
                    Ouverte à tous les mots
                    D'autrui, mais ne permettre
                    Qu'ils incendient les maux...
                    ...

                                                       Reiane, poesie meuse
Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 18:16




































                  
               
                     J'ai jeté l'ancre dans les cieux :
                J'avais trop d'encre dans les yeux
                Pour écrire le noir des choses !
                J'avais besoin de voir des roses !

                Si le reflet de mon histoire
                Se perd dans le cours de l'Histoire
                Moi je sais que j'ai affronté
                La pieuvre de ma vérité


                       ...                             
                                                Reiane


PHOTO : Monument aux enfants de Verdun morts pour la France, vu au-delà d'une péniche amarrée au port de Verdun.

Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 21:44


































Le dimanche des Rameaux est passé ;
Dans une blanche mariale attente
La cathédrale de Verdun se prépare
A fêter les Pâques ;
    Le chrétien,
En son âme
Qu'il voudrait lavée de tout péché,
Qu'il voudrait
nouvelle comme terre labourée,
Pour accueillir le Christ ressuscité,
   Se recueille dans le mystère
   De la Semaine Sainte.

              -reiane-
Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 18:23


































Ce buste de Monsieur Japiot, qui fut ingénieur des Eaux et Forêts, se dresse, sous l' "éclairage" de la modestie, légèrement en retrait, au bord d'une allée du jardin inauguré en 1909.
Monsieur Japiot était si épris d'horticulture que tout naturellement il décida d'initier la population à l'art du jardinage.
Quelle belle expression dans ce portrait passionné de l'homme touché par et porté vers la beauté mystérieuse de la nature : on y sent l'admiration et le respect de ces plantes qu'un Maître jardinier dans l'invisible toujours nous renouvelle !
Au service de ce Maître jardinier, Monsieur Japiot fit éclore son art, celui de mettre en valeur l'arbre, le buisson, la fleur, l'allée, un horizon paysager à quelques mètres seulement autour de bancs...

Attendons que les bourgeons du printemps explosent et que les massifs floraux émaillent le parc : aujourd'hui, suivons simplement les allées ! Un peu plus loin cygnes, canards, paon, jars, autres volatiles, évoluent en douceur sur une mare entre les jets d'eau.

-reiane-

Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 16:00



































Le sequoia est l'un des plus grands arbres du monde.
Celui-ci, qui se dresse dans le parc Japiot de Verdun, fut offert en 1989 pour rappeler et symboliser alors une amitié fondée sur de hautes valeurs énoncées en 1789 et afin que, de génération en génération,  la lutte perdure pour la sauvegarde et l'épanouissement de ces valeurs essentielles de notre Humanité.
Par un Travail commun d'incessantes remises en questions en notre conscience individuelle et collective, ces valeurs qui ont pour but de faire grandir l'Homme doivent être sans cesse peaufinées pour être transmissibles à d'autres peuples ou pays.
Ainsi naquit la Déclaration des Droits de l'Homme en 1948.
D'une longévité exceptionnelle, (des sequoias ont plus de 2500 ans), cet arbre représente bien le lien-message entre les générations.
(Le plus haut sequoia du monde mesure environ 115 m ; en France, le plus élevé atteint 60 m.)
- reiane -
Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 16:48
1792 : le roi de Prusse à la tête de son armée, vole au secours de la royauté française. Après une vaine résistance, pour éviter une totale destruction de la ville, Frédéric Guillaume de Prusse est finalement « bien » accueilli dans Verdun.
L'occupation sera brève cependant !! -.

Des manifestations de liesse dans la population eurent lieu qui se retournèrent ensuite contre leurs auteurs, ainsi en témoigne cet épisode :

(Esquisse rapide/brouillon!!! dessin de reiane)

Elles allaient offrir des dragées, spécialités de Verdun, au roi de Prusse !


Extrait de "Les Vierges de Verdun" de Victor Hugo

... Quand nos chefs, entourés des armes étrangères,
Couvrant nos cyprès de lauriers,
Vers Paris lentement reportaient leurs bannières,
Frédéric sur Verdun dirigeait ses guerriers.
Verdun, premier rempart de la France opprimée,
D'un roi libérateur crut saluer l'armée.
En vain tonnaient d'horribles lois ;
Verdun se revêtit de sa robe de fête,
Et, libre de ses fers, vint offrir sa conquête
Au monarque vengeur des rois.

Alors, vierges, vos mains (ce fut là votre crime !)
Des festons de la joie ornèrent les vainqueurs.
Ah ! pareilles à la victime,
La hache à vos regards se cachait sous des fleurs.
Ce n'est pas tout ; hélas ! sans chercher la vengeance,
Quand nos bannis, bravant la mort et l'indigence,
Combattaient nos tyrans encor mal affermis,
Vos nobles cœurs ont plaint de si nobles misères ;
Votre or a secouru ceux qui furent nos frères
Et n'étaient pas nos ennemis.

Quoi ! ce trait glorieux, qui trahit leur belle âme,
Sera donc l'arrêt de leur mort !
Mais non, l'accusateur, que leur aspect enflamme,
Tressaille d'un honteux transport.
Il veut, vierges, au prix d'un affreux sacrifice,
En taisant vos bienfaits, vous ravir au supplice ;
Il croit vos chastes cœurs par la crainte abattus.
Du mépris qui le couvre acceptez le partage,
Souillez-vous d'un forfait, l'infâme aréopage
Vous absoudra de vos vertus.

Répondez-moi, vierges timides ;
Qui, d'un si noble orgueil arma ces yeux si doux ?
Dites, qui fit rouler dans vos regards humides
Les pleurs généreux du courroux ?
Je le vois à votre courage :
Quand l'oppresseur qui vous outrage
N'eût pas offert la honte en offrant son bienfait,
Coupables de pitié pour des français fidèles,
Vous n'auriez pas voulu, devant des lois cruelles,
Nier un si noble forfait !

C'en est donc fait ; déjà sous la lugubre enceinte
A retenti l'arrêt dicté par la fureur.
Dans un muet murmure, étouffé par la crainte,
Le peuple, qui l'écoute, exhale son horreur.
Regagnez des cachots les sinistres demeures,
O vierges ! encor quelques heures...
Ah ! priez sans effroi, votre âme est sans remord.
Coupez ces longues chevelures,
Où la main d'une mère enlaçait des fleurs pures,
Sans voir qu'elle y mêlait les pavots de la mort !

Bientôt ces fleurs encor pareront votre tête ;
Les anges vous rendront ces symboles touchants ;
Votre hymne de trépas sera l'hymne de fête
Que les vierges du ciel rediront dans leurs chants.
Vous verrez près de vous, dans ces chœurs d'innocence,
Charlotte, autre Judith, qui vous vengea d'avance ;
Cazotte ; Elisabeth, si malheureuse en vain ;
Et Sombreuil, qui trahit par ses pâleurs soudaines
Le sang glacé des morts circulant dans ses veines ;
Martyres, dont l'encens plaît au Martyr divin !
Victor Hugo


Onze d'entre elles furent condamnées pour trahison et guillotinées.
Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 21:19


































Dans le quartier de la cathédrale, et tout près de celle-ci, depuis 1888 ce Saint-Joseph veille sur la chapelle conçue par Paul Chenevier et destinée alors en cette fin de dix neuvième siècle à une congrégation de religieuses enseignantes à Verdun depuis 1853.


Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 18:00


Ci-dessus la porte Châtel.
A l'époque gallo-romaine, Verdun était un camp bien fortifié de 500m sur 250 m (oppidum), dit le Castrum, avec deux portes, la porte Chatel et la porte Mazel. Mais imaginons cette cité subissant l'une de ses plus redoutables attaques à l'instar de celle dirigée par un chef extrêmement barbare  :

Attila, - fougueusement emporté par son rêve de devenir l' « Empereur d'Europe » , avide de posséder l'empire romain d'occident, frustré de se voir refusé par Valentinia III la main de sa soeur Honoria et par là-même la Gaule en dot, déboula en colère à la tête de son armée de Huns barbares, franchit le Rhin, saccaga maintes villes sur son passage.

C'est ainsi qu'il arriva sur Verdun, monta à l'assaut de l'oppidum dont il força les portes, faisant fuir des habitants terrorisés qui parvinrent à échapper de justesse aux horreurs insoutenables.

Après d'autres assauts difficilement contenus ou subis, cette  forteresse fut améliorée au Haut Moyen Age, fut plus "fermement" défensive, s'appelant alors La Fermeté et laquelle fut conçue avec trois portes au lieu de deux.

Voici ci-dessous une photo prise au pied de la porte Chatel refaite au  XIIème siècle, (porte précédée à cette époque d'une tour défensive ou barbacane) remaniée au XIVème et XVème siècles, avec finalement son balcon couvert sur mâchicoulis ajouté au XVIème.

- reiane -



































En descendant les degrés des Hauts-Fins (photo ci-dessus) à l'extérieur de l'emplacement du camp, face à cette Porte Chatel, on tombe sur la rue Montgaud du latin Monsgaudii (Mont de la Joie ou Mont-Sacré), nom qui laisse supposer par les historiens - et d'après d'autres éléments - qu'elle fut empruntée par des païens allant sacrifier dans les parages sur la côte.
- reiane -            
      

Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 21:28


















En hiver au fond de sa vallée, Verdun voilée de brume à l'approche d'un temps de neige, devient ville fantôme : la Meuse la traversant y prend alors de rares reflets glacés et luisants, effet miroir où s'absorberait un passé à l'approche de vieux ponts. Alors les maisons semblent se resserrer vers la berge comme pour mieux entendre et retenir le murmure d'un poème épique qui se répèterait depuis des siècles en l'onde des eaux . Impression qui, aux beaux jours, n'est plus perceptible. Sûrement voudraient-elles, ces maisons,  redécouvrir les mystères de l'Histoire tentant de remonter de l'obscurité de l'oubli vers un soleil qui lui, les ignore du haut de son halo nival. Impression aussi d'un arrêt du temps dans un flou léger à faire renaître des légendes.
-reiane-
Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 17:01



































Dans un petit jardin sis  à l'arrière du musée de la Princerie,
une "porte" (en fait vestige déplacé du site de l'église Saint-Vanne) s'ouvre sur un autre temps, celui du passé ;
des sculptures animalières sur des dalles de pierre semblent surgir de quelque mythologie, prêtes à livrer leur sens mystérieux ;
et si Verdun se racontait...

Alors entrez dans :

Le Musée de la Princerie (ancien hôtel d'archidiacre dont la construction fut revue au XVIème ) musée qui recèle des trésors que le public peut découvrir en y accédant par une entrée principale donnant sur une bien belle cour cloîtrée à colonnades surmontée d'une galerie.
reiane

Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 18:17


































Parc de l'ancien palais épiscopal de Verdun sous la lumineuse clarté d'un matin de mars.



































Hauts troncs alignés
Dans la cour de l'Evêché
Comme en procession
                                        
Lumineuse tour
De la cathédrale au loin
Un ciel de carême
                                        
L'ombre du passé glisse,
Dans le recueillement, sur
Un vieil escalier
                                        
REIANE
Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 16:48



















Photo prise par-dessus le parapet de pierre longeant la rue qui monte en tournant vers la cathédrale de Verdun : les bâtiments sont d'anciennes constructions qui bordent la rue du rû (à l'origine simple chemin champêtre suivant un ruisseau ou rû) ; bien que sans clocher, le large et curieux bâtiment sur la droite est une église, l'église Saint-Vanne (restée inachevée) qui fut érigée  vers 1765 à l'endroit où avait existait un hôpital militaire. Abandonnée en 1830, elle servit alors de magasin et d'écurie sous la surveillance du commandant de la place.
reiane
Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 20:58


































Jeunes élèves de l'école d'aviron de Verdun ramant en douceur sur la Meuse tandis que le soleil fait glisser sa lumière printanière à travers une brume nonchalamment étirée sur la ville.
Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 14:28

La douceur printanière nous fait pousser des ailes de papillons prêts à se laisser porter de ci de là par les terres de Meuse, mais voilà, nous ne sommes pas des papillons et nous devons préparer nos parcours de randonnées avant de nous lancer à travers champs et forêts. Une bonne surprise pour les passionnés de la rando et surtout les chercheurs de lieux insolites ou de curiosités patrimoniales : une équipe de responsables meusiens se penche actuellement sur la mise en valeur de circuits sillonnant notre région : voir l'article du 13 mars de l'Est républicain en page de Verdun et ses environs, "Souilly, Le plaisir de la randonnée"

J'en profite pour exprimer une idée qui m'a déjà effleurée souvent : et si tous les maires de tous les villes ou villages du bord de Meuse, de la source de ce fleuve en France jusqu'à la Mer du Nord, se mettaient sur le même projet de nous faire réaliser un chemin de randonnée praticable d'une traite tout le long de la Meuse avec éventuellement aux abords de certaines agglomérations, un encadrement paysagé, voire des haltes avec des accueils réalisés par des artistes ?

reiane

Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 00:00



























Gravement appuyé
Sur son épée plantée
Où le coeur fut pillée
D'une France éclatée,

Un guerrier en lui-même
Regarde les dégâts
D'une haine à l'extrême
Où l'homme divagua :

Vainqueur sans auréole
Pour une triste guerre
Il est le haut symbole
De Verdun exemplaire,

Staturale mémoire
Conscience qui surplombe
Le cours de notre Histoire...

Protégeons la Colombe !
              reiane











Monument de plus d'une trentaine de mètres, érigé " A la Victoire et aux Soldats de Verdun " sur un reste de rempart délimitant le Verdun de l'époque gallo-romaine et, du haut d'un escalier qui y mène, il domine la principale rue du centre ville touristique vers lequel affluent toujours de nombreux étrangers.
reiane

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