Mercredi 29 mars 2006
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Eros et Thanatos s’affrontent dans nos âmes :
La grande passi on se veut maître du temps,
Mais la Mort au lointain, bien droite, nous attend
Et, malgré nos pathos, nous descendons la gamme
...De l’étrange existence, allant, parmi des ronces,
Nous frayer un chemin bordé de fleurs de rêves,
Appréci ant les lieux de Chronos en ses trêves
Tandis que peu à peu l’extrême fin s’annonce :
Lors boucle il faut boucler mais de peur on "survit" :
Malgré nous notre cœur revient au dieu Amour
Jusqu’au dernier soupir rêvant d’un « à rebours »
Du chef-d’œuvre maclé, limité, qu’est la Vie. REIANE 2005
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Mardi 28 mars 2006
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Matin au bord du lac
Dans une brume opaque
Posé près du ponton
Un héron aux doux tons
Cendrés comme le ciel
Semble dans l’irréel
Faire un guet prolongé
Cou tendu sans bouger
Prêt au vol flexueux
Du corps majestueux
A la moindre menace
De toute ombre qui passe
Mais l’argent d’un poisson
Dans les eaux en frisson
Entre ses pattes hautes
De curieux astronaute
Attire l'œil perçant
Puis le bec transperçant
REIANE
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Lundi 27 mars 2006
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La Grande Misère de la France
Nous n'irons plus au bois ma belle
Les lauriers sont coupés les
ponts
Aussi : les
arcs-en-ciel
Et
même le pont d'Avignon
Jeanne d'Arc mortelle statue
Un peu de bronze ensanglanté
Dans cette France qui s'est tue
Ton coeur a cessé de
chanter
Jeanne
dans sa jupe de bure
Assise sous les framboisiers
Se prépare une confiture
Avec du sang de cuirassiers
La poule noire des
nuages
Pond les
oeufs pourris de la mort
Les coqs éplumés des villages
N'annoncent que les vents du Nord
Car l'aube avait du plomb dans l'aile
Et le soleil est un
obus
Qui fait
sauter les citadelles
Et les lilas sur les talus
Le ciel de France est noirci d'aigles
De lémures et de corbeaux
Ses soldats couchés dans les
seigles
Ignorent
qu'ils sont des héros
Ni Chartres, ni Rouen, ni Bruges
N'ont assez d'anges dans leurs tours
Pour lutter contre le
déluge
Et les
escadres de vautoursTaureau chassé des pâturages
Et du silence
paternel
Devant la
pourpre de l'outrage
Perd tout son sang au grand soleil
Il perd son sang par ses fontaines
Par ses veines par ses
ruisseaux
Il perd
son sang par l'Oise et l'Aisne
Par ses jets d'eau par ses naseaux
Les douze soeurs de ses rivières
Aux bras cambrés aux noeuds
coulants
Dénouent
leurs lacets et lanières
Pour se jeter à l'océan
Buvez buvez guerriers ivrognes
Les vins fermentés de la peur
Les sangs tournés de la
Bourgogne
Les
alcools amers du malheur
Les bières gueuses de la Meuse
Et les vins platinés du Rhin
Les sources saintes des
Chartreuses
Et les
absinthes du chagrin
Les larmes qui de chaque porte
Ont débordé sur le pays
Les eaux de vie et les eaux mortes
Grisantes comme le vin
gris
Nous n'irons
plus au bois ma belle
Les lauriers sont coupés les ponts
Aussi : les arcs-en-ciel
Et même le Pont d'Avignon.
in "Poet's Message"
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Lundi 27 mars 2006
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SUR LE SITE http;//www.art-memoire.com/
PEINTURE ET PEINTRE BELGES
DIX-NEUVIEME, VINGTIEME, VINGT ET UNIEME SIECLES
dont pour exemple une oeuvre de Léon Ledru photo du site :
http://www.art-memoires.com/index.html
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Dimanche 26 mars 2006
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Mon poème fut déjà présenté sur le net (Groupe Litterature)
sous le pseudo de REANNE
Pour les gosses de bidonvilles dans le monde
Pauvres petits gamins dans les dépôts ronceux,
Gosses du bidonville aux minois émaciés,
Aux regards déportés dans un monde vicié,
Aux corps scabi eux dans les haillons chi asseux :
D'une démarche osseuse, mal nés, malchanceux,
Aux ordures courez, l'estomac supplicié,
Pieds dans l'immondice sans jamais sourciller
Pour n'y trouver que dal parmi des rus poisseux.
Se colle la mouche à vos graisseuses tignasses ;
Vous bouffez du carton tandis que les rats passent
Rapaces jusque dans vos paillasses le soir.
Errants dans des relents pisseux à en snifer,
(Affreux tics noirs ouvrant vos édentées mâchoires)
Au monde vos regards pleins de cris étouffés...
REIANE 2005
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