A DECOUVRIR SUR LE SITE :
http://www.maisondelapoesie.be/auteurs/poemes.php?id_auteur=340
Poètes de l'espace Wallonie – Bruxelles
A la mémoire d’Emile Berger
O Meuse, mon pays (extrait)
Je sais,.......
.........
O Meuse, mon pays, mon doux pays, ô Meuse,
Je t’aime pour ce qui te fait ce que tu es,
Pour chaque matinée à l’écharpe brumeuse
Où, dans le brouillard bleu, chaque jour tu renais,
Pour tes brefs horizons que cerne une colline,
Pour tes rochers moussus de verdure couverts
Parés pour encadrer ta grâce féminine
Et mirer leurs clartés au fond de tes yeux verts.
Parfois, tout au sommet des coteaux, singulière,
de corneilles cernée on voit, de vieux châteaux
une tour, qui subsiste, à demi, sous le lierre,
une tour sans guetteurs, où chantent les oiseaux.
Je t’aime mon pays pour ta fine lumière
qui met des reflets roux sur le bleu de nos toits
et des baisers dorés sur nos maisons de pierre
où de simples bonheurs parlent un lent patois.
Patois fleurant le sol, la rivière embaumée
Sur laquelle paisible avance un beau chaland,
Clair parler des aïeux, fleur de la Gaule aimée
Aussi fraîche que l’onde au rythme nonchalant.
Près des ponts au dos rond sur des jambes arquées,
Les gueux de mon pays au rire goguenard,
Se chauffant au soleil, racontent les « pasquées »
de leur aïeul fameux, Jean Biétrumé Picar.
Extrait de "La douceur mosane"
par REIANE COURBALINE
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sur le site / Littérature belge :
http://www.europemaxima.com/article.php3?id_article=146
"...les chansons d’Eddy Defacq (Les Mariniers, L’Étranger, Fille de Liège) sont .....très révélatrices de « l’âme belge » définie par Edmond Picard comme un harmonieux mélange de nordicité et de langue française. S’adressant à une jeune liégoise, le chanteur écrit :
« Tu regardais, le vague à l’âme,La Meuse venant de MézièresQui s’en allait à Rotterdam. » "
par REIANE COURBALINE
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Ô VIE !
Si j’étais ce soldat enfant
Surgi des brumes de la Meuse,
Ressuscité 14-18,
Devant Verdun, la favorite
Des cœurs épris de paix heureuse,
Dirais : « Vivez reconnaissants !
Citoyens, domptez vos soucis,
Enjolivez Verdun de fleurs,
En les arrosant de vos rires !
Créez des parcs qui à ravir,
Ouvrent des allées de bonheur,
En étoile, comme un merci !
Et révélez les lieux à peindre,
Déclamez-y la poésie,
Et, lorsque la saison est froide,
Lors évoquez les fusillades,
Dans les cafés, le cœur rosi,
Et chantez fort la joie d'étreindre....
...LA VIE !" Reiane
"........Quand je vais à Paris la Grande, en train, je vois cette longue Meuse endormie et blanche, paisible et immobile et chaque fois je me dis que j'aimerais être dans les champs, en bord des voies et voir ces gens qui tiennent leurs journaux et qui secrétement me regarderaient depuis leur wagon !"
________
Elle en donne des idées la Meuse !
par reiane
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Autre façon de voir, de découvrir certains sites :
EXTRAIT DU LIVRE : Paysage fer de François Bon Ecrivain :
" "Variations de récit sur réel répété à l'identique, et pousser cela à bout, et rien d'autre même au récit que ces images pauvres, rue qui s'en va en tournant, encore ces maisons aux angles trop droits, encore un garage et des immeubles, et toujours cette manière qu'a le pays de laisser ceux du train le regarder par son derrière, jardins sur cuisine, fonds de cour d'usine, déballage dont on se moque qu'il soit vu, c'est la façade de l'autre côté qui compte"Pendant tout un hiver, chaque Jeudi, François Bon a pris le train Paris-Nancy, longeant Marne, Meuse et Moselle... Ce"Paysage fer"est travail de l'oeil, travail de prose, attention extrême au plus simple, au plus répétitif, autant qu'à cela même qui se joue à l'intersection de l'oeil et de la langue. L'écriture ici se fait extraordinairement photographe. Elle sait voir toute l'humanité de ce paysage chemin de fer. (Editions Verdier, 92p., 68F) "
par reiane
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